Clémence Lambey

Clémence a débarqué à La Méandre le 9 mars 2020 – en retard mais avec des croissants – soit exactement deux jours avant le début du Grand Confinement. Alors c’est d’abord en écoutant assidûment Cocovidalocacaducul – notre radio de confinement – tous les jours à 16h – qu’elle a rencontré tout le monde.

Depuis, les voix qu’elle avait entendues à la radio ont repris leur corps, ont refait corps avec leurs projets, projets qu’elle produit et accompagne ardemment car au sein de La Méandre, c’est son métier, oui. Mais est-ce vraiment cela qui la définit ?

Grâce à La Méandre – ou pas – elle a découvert quelques passions qui dormaient tranquillement en elle comme les tableaux Excel, les voitures qui vont vite, la muscu et la musique-qu’elle-ne-sait-pas-définir-mais-qui-s’écoute-fort-en-fermant-les-yeux-et-en-bougeant-le-haut-de-son-corps-d’avant-en-arrière. Un dimanche tous les six mois, elle donne des coups de pieds dans un ballon de foot ou elle fait du karaoké. Elle a également appris, après quelques examens ratés, à conduire des camions avec des grosses remorques, faire de la soudure mais aussi déposer beaucoup de dossiers de subventions, écrire presque sans fautes d’orthographes, utiliser des mots compliqués qui font joli et, à coup de grand rangement, organiser toute la petite vie de la compagnie alors même qu’elle ne sait toujours pas ranger sa chambre.

Finalement, arriver à La Méandre c’était presque comme un retour aux sources, car Clémence est née à Chalon-sur-Saône et a grandi à Tournus. Adolescente, après le lycée, elle faisait à manger et passait l’aspirateur au Galpon, les cousin.e.s de la Méandre, pour les soirées concerts.